1er février 2012 – Suite à l’appel de la Commission européenne, invitant les Etats-membres à lui soumettre, au 31 décembre 2011, leur stratégie pour l’intégration des Roms, le gouvernement luxembourgeois a récemment soumis, à la Commission, un document de 11 pages, résumant les mesures existantes pour l’intégration des étrangers communautaires.

Le gouvernement part du constat de l’absence de données officielles concernant la présence de Roms au Luxembourg dont la collecte serait interdite. Il affirme, ensuite, « [qu’] il n’est pas dans les usages politiques d’établir des politiques spécifiques pour un groupe ethnique particulier fondées sur un style de vie spécifique ou sur l’ethnicité. » A situation égale, chaque personne serait traitée de la même façon.

Chachipe, qui n’a pas été consultée lors de l’élaboration de ce document, a envoyé ses commentaires à la Commission européenne. L’association critique l’absence d’une analyse réelle de la situation luxembourgeoise qui est marquée par des politiques visant à maintenir les Roms hors des frontières. Elle évoque les mesures visant à empêcher toute installation, même temporaire, de « gens du voyage » et les limites imposées à l’immigration légale de personnes originaires d’Europe de l’Est.

L’association regrette que le gouvernement luxembourgeois persiste à vouloir nier l’existence d’un problème politique et refuse de mettre en place une politique d’accueil et d’intégration des Roms. Elle espère que la Commission européenne tiendra compte de ses commentaires lors de la révision de la stratégie luxembourgeoise et exigera des amendements.

Chachipe a.s.b.l.