Belgrade, 8 novembre 2011 – Les lycéens en Serbie sont très enclins aux stéréotypes, préjugés et la discrimination quand on parle des relations au sein de la famille, des minorités religieuses et ethniques et les ressortissants de la population LGBT. Ce sont les résultats du sondage intitulé „Les positions et les orientations des valeurs des lycéens en Serbie“, mis en œuvre par le Groupe des jeunes du Comité d’Helsinki pour les droits de l’Homme. Un rapport de Tamara Prodanovic.L’analyse des positions et des orientations des valeurs des lycéens est le résultat d’un sondage mis en œuvre entre avril et juin cette année parmi 630 lycéens dans six villes en Serbie – Belgrade, Novi Sad, Krusevac, Zrenjanin, Nis et Novi Pazar. Environ 40% de lycéens sont d’avis que les ressortissants de la population LGBT sont des malades et environ 20% sont d’avis qu’ils ne devraient pas fréquenter les mêmes écoles et qu’ils „méritent d’être battus“. La sociologue Marija Radoman, auteur du projet a mis en relief que le sondage pointait des divisions strictes entre les lycéens, parce qu’il y en a qui sont extrêmement intolérants, mais aussi des extrêmement libéraux. Environ 14% de lycéens sont d’avis qu’il faut permettre aux couples de même sexe d’adopter des enfants, et 16,5% soutiennent les mariages des personnes de même sexe. Le sondage démontre également que 37% d’enquêtés ont des positions extrêmement chauvinistes et racistes envers les Roms et un cinquième des participants au sondage est d’avis que les ressortissants de la population Rom ont des „capacités mentales d’appréhensions réduites“. Le sondage pointe aussi la conception traditionnelle de la famille parmi les lycéens serbes, parce que 45% parmi eux sont d’avis que l’homme devrait avoir le dernier mot dans la famille. Environ 43% de lycéens sont d’avis que les femmes en Serbie devraient donner naissance à davantage d’enfants „afin de nous sauver en tant que nation“, et environ 30% sont d’avis que la femme pourrait être complètement réalisée uniquement si elle est mère. Il est encourageant que deux tiers de participants au sondage soient conscients de l’existence de la violence familiale, ce qui représente un avancement significatif par rapport aux résultats de la période précédente. Cependant, un participant sur dix est toujours d’avis que des femmes méritaient d’être battues de temps en temps.

De telles positions tiennent racine dans l’éducation, la culture, la famille et les médias. Le sondage met en relief les problèmes auxquels la Serbie sera confrontée dans l’avenir, mais aussi que l’Etat n’a pas de plan et de programme clairs d’éducation des jeunes et de la promotion du système des valeurs. Il est constaté que l’éducation et la propagation de la tolérance parmi les élèves des écoles primaires et secondaires sont considérées comme solution, et que de tels sondages pouvaient y aider.

Source : Glas Srbije

Lien vers l’étude (en serbe)